vendredi 22 avril

Elle

Elle





Salut Alain,

            Je  voulais te féliciter pour ton courage. Ton histoire m'a bouleversé, c'est vraiment une très belle histoire d'amour même si la fin est triste.

            Tu me connais Alain, tu sais que j'ai toujours du mal à m'exprimer sur des sujets comme ça, il faudrait presque dire que mon coeur s'exprime même si tu ne peux pas le voir, j'espère que tu le ressentiras.

            Enfin, il faut savoir que son image ne doit pas te figer l'esprit, tu dois passer à autre chose, la vie te réserve d'autres surprises, c'était juste une fille de "passage" (je suis désolé de te dire ça), elle est éphémère, elle n'a duré qu'une semaine! Ce n’est pas sur celle là que tu dois te focaliser, je te le répète. Je suis désolé si mes phrases te blessent, réfléchis... Je sais qu’à ma place c'est très facile de dire ça, j'aurais été blessé également. Cependant, profite de ma position objective et extérieure à ce qui s'est passé.

Ton ami,

François.

    

    Céline était mon espoir. Il y avait la lueur de la vie que je crus voir lorsqu’elle me regardait. Mais elle ne put me regarder assez longtemps pour que je perce tous les secrets qui libèrent des maux. 

     Pourtant cette fois-ci je n’ai été triste à cause d’une fille que pendant moins d’un mois. Trois semaines tout au plus. Cela m’étonne moi-même, dans le passé j’eus beaucoup de mal, quelques soient les histoires, à me détacher véritablement de l’image de celle que j’aime. Il y a comme une sorte de maturité qui fait comprendre que le désespoir est inutile. Ce ne fut plus la tristesse en elle-même qui me faisait pleurer, c’était l’exaspération de l’échec et du sentiment d’être coupable parce que je suis mauvais.

     Lorsque j’entendais cette chanson « She’s the one », je chantonnais les paroles :

I was her she was me
We were one we were free
And if there's somebody calling me on
She's the one
If there's somebody calling me on
She's the one

     Et je la revoyais. Mais je n’étais plus amoureux, parce que j’avais compris que continuer à l’aimer serait une erreur. Et il ne fallait pas que je tombe dans le piège, que les histoires se répètent inlassablement. Ce n’était plus la même peine, j’avais enfin grandi.





Ephémère,

la vague se retire des grains de sable secs : ils se détachent un à un

Des Perles,

il semblait qu'autrefois tes yeux me rappelaient que la vie existe parfois

Une Poussière d'or,

et j'avais cru tout comprendre

Ephémère,

la vague revient, balaie les billes de la mer : au loin elles se cognent et disparaissent.

Posté par ladamedepique à 22:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Elle

Nouveau commentaire